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La Revue de presse économique |
| Posted by Administrator (admin) on 18/09/2008 |
17 Septembre 2008
Les banques centrales s'engagent contre la crise
Le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung fait sa Une sur l'activisme des banques centrales aux Etats-Unis comme en Europe. En injectant des liquidités mardi, 50 milliards pour la Fed et 70 pour la BCE, ce sont elles qui ont changé le cours de la crise financière actuelle et probablement permis d'éviter le pire.
Le dragon de l'aléa moral
Un édito fort intéressant du Financial Times qui revient sur la notion évoquée souvent ces jours-ci de l'aléa moral. Un "dragon", selon John Plender. Les régulateurs financiers, qui ont joué un rôle crucial dans la crise, ont voulu donner une leçon aux investisseurs en envoyant Lehman Brothers dans le mur. Certains risques se paient cash. Les autorités savent bien qu'elles ont toujours un train de retard sur l'innovation financière mais elles ont montré qu'elles n'entendaient pas tout laisser faire à l'avenir. D'où l'importance de ce "dragon".
Les banques françaises dans l'oeil du cyclone
Une facture de 20 milliards d'euros de dépréciations a été enregistrée par les banques hexagonales en un an de crise, relève le quotidien La Tribune (payant). Et la faillite de Lehman va creuser ce trou. Toute mauvaise nouvelle supplémentaire pourrait conduire les clients à se ruer à leur guichet pour retirer leurs économies, estime même un gérant. Un scénario très noir, à la Nothern Rock.
Des emplois menacés dans la banque en France
La place financière de Paris est encore loin de rivaliser avec celle de Londres mais son importance grandit. La sphère financière parisienne a crû de 27% de 2001 à 2006. D'après La Tribune (payant), la banque est le troisième employeur français avec 400.000 salariés, dont presque la moitié en région parisienne. "Une nouvelle rationnalisation est en vue pour les activités d'intermédiation financière", estime le quotidien économique, car le nombre d'ordre passé a reculé de 40%.
Et les clients français dans tout ça?
Le Figaro passe en revue les différents produits financiers des banques hexagonales. Les propriétaires d'assurances-vie ne devraient pas souffrir de la crise actuelle, contrairement à ceux qui possèdent des Sicav. Les plus malheureux devraient être les acteurs de l'immobilier qui, vendeurs, souffriront du ralentissement du marché et, acheteurs, devraient être pénalisés par la restriction des crédits. Une analyse que ne partagent pas Les Echos (payant), à qui les banques françaises assurent qu'elles n'augmenteront pas les taux des crédits immobiliers. Celles-ci disent miser sur le long terme pour compenser les efforts faits sur ces crédits actuellement.
La crise financière pourrait marquer un tournant dans la campagne américaine
La tempête actuelle sur les marchés financiers est la plus importante depuis le 11-Septembre. Les candidats à la présidence tentent donc de montrer qu'ils sont le plus à même d'être le "leader" dont l'Amérique a besoin. Avantage à Barack Obama, estime le quotidien britannique des affaires The Financial Times. John McCain tente lui de se dépétrer de sa phrase malheureuse lundi où il avait affirmé que "l'économie américaine reste forte". "Les Américains cherchent un leader, a répliqué le porte-parole du candidat démocrate à la Maison Blanche. Lui n'a pas une compréhension correcte de la situation." Dans un sondage CNN-Opinion Research Corp, relevé par Le Parisien, 52% des Américains jugent que Barack Obama est le plus à même de régler les problèmes économiques, contre 44% à John McCain. Le républicain a trouvé une solution: installer une commission bipartisane au Congrès pour déterminer les responsabilités du désastre à Wall Street. Comme après le 11-Septembre.
Last changed: 18/09/2008 at 12:22:34
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